Ce que j'essaye de montrer par ce reportage c'est la folie humaine qui à commencé par couper les mangroves, forêts et récifs coraliens qui protégeaient naturellement la côte d'un tsunami potentiel, les conséquences de cette mauvaise gestion et enfin le total manque de lucidité qui a dominé lorsque des business men sont venus racheter et reconstruire les zones sinistrées, seulement quelques semaines après la catastrophe.
Arrivée en bus à Takuapa depuis Bangkok, arrêt devant les conteneurs des cadavres.
Notre tente à la Croix Rouge.
Première promenade à Khao Lak pour réaliser les dégâts.
Cet hôtel nous a particulièrement frappé. Le chemin menant à la route principale d'évacuation avait été coupé afin d'empêcher les habitants locaux de pouvoir rentrer sur le site de l'hôtel. Il n'y a pas eut de survivant.
Le lit de cette rivière, qui était originellement un ruisseau, à plus que quintuplé.
La vedette de la police n'a pas servi à grand chose.
A Takuapa, ville de pêcheurs, les dégâts sont énormes.
Un hôtel à mi-chemin entre Takuapa et Khao Lak. Dans cette zone il y avait beaucoup de gros complexes hôteliers comme celui-ci.
En face de ce dernier hôtel, un hôtel se construit... seulement deux mois après un désastre qui a coûté la vie à 5395 personnes, plus 8457 blessés et 2995 disparus. Comme vous pouvez voir sur ces photos, la plage est à 50m de l'infrastructure. Seulement quelques cocotiers séparent l'hôtel de luxe d'un raz de marée potentiel.
Petite réflexion finale: depuis 2004, les mentalités n'ont pas vraiment tenu compte de cette catastrophe. Dans les pays à destinations touristiques, on continue à bétonner les côtes, à couper les mangroves, casser du corail, construire des infrastructures portuaires de plaisance totalement accessoires, etc... Ce développement a aussi lieu dans les pays dit "développés" ou "riches". Pour ma part je dirais plutôt "profiteurs" et "exploitants".
Pourtant on sait tous que le niveau des mers risque de monter avec le réchauffement, que les tempêtes et autres intempéries sont plus fréquentes qu'avant, et surtout on sait, mais sans jamais vouloir se l'avouer, que ce développement économique ne trouvera probablement pas sa place dans le futur à cause du coût des matières premières et autres modifications à long terme.
